Marcel Frank
53 ans

L'Horme

Madame, Monsieur, Au sortir de mes études de commerce, un livre de Moitessier m’a fait prendre la mer de la manière la plus simple qui soit. J’y ai ensuite passé vingt-deux ans à vivre et naviguer. J’avais ouvert la porte de mes rêves, mais celle de l’alcool et de la drogue, je l’avais franchie bien avant. Quelques jours avant la mort de mon père, je me suis réveillé. Ensuite, j’ai voulu me rapprocher de ma mère, l’amour que j’avais rencontré en chemin et sauver mon bateau. Et du moment où j’ai commencé à changer, avancer et me battre, tout s’est écroulé et j’ai tout perdu. Je me suis installé près de ma mère, au rsa, dans une tour, dans les terres. Je me suis cassé le dos à l’usine, mais j’avais arrêté la drogue dure en sculptant et en pensant à celle que j’ai croisée ; alors j’ai repris mon cutter, commencé à nettoyer ma vie et je me suis organisé avec ce que j’avais. Cela m’a pris deux ans. Et puis un matin, le 4 février dernier, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose que je n’avais jamais fait, car je me sentais ne plus avancer. Comme il n’y a que lorsque je pense à celle qui me fait aller de l’avant, je me suis dit que j’allais lui écrire une histoire ; chose que j’avais toujours voulu faire. Une histoire qui parle de son pays et du mien, de nos révolutions liées et simultanées, qui commencent en 1780 en Haut-Pérou ; de nos différentes communautés dont les traditions conservées se rejoignent dans une légende du monde qui s’étend jusqu’en 1885 dans Bolivienne. Je parle de la chute des Bourbons, de l’avènement des banquiers et de l’industrie, induisant l’entrée du monde dans sa nouvelle réalité néocolonialiste. Il est question d’une communauté qui se forme dans le secret et œuvre à la libération de l’Amérique latine. Issue de mon imagination et de mes amitiés, elle se mêle à l’époque et à nombre de personnages historiques dont j’ai pour les plus importants, scrupuleusement suivi la route, telle qu’ils la firent. Cela m’a fait énormément de bien d’écrire cette histoire. Au fil de l’écriture, il y a eu la magie retrouvée de ce qui se fait de soi-même, de ce que l’on découvre et survient au fil de l’étude et ensuite l’envie de livrer une vision de ce que nous vivons, qui me plaise. Je suis rentré dans l’écriture comme avant en navigation, écrivant, dormant quelques heures, écrivant…..pendant des jours. Puis il y a eu à faire la cohésion du tout, sa mise en forme, ses corrections de tout ordre et cela m’a amené plus loin que je ne pensais, puisque l’envie d’arriver au terme de ce manuscrit a été plus forte que mes envies insalubres, dont j’ai pu alors me séparer sans forcer, de manière naturelle comme une fin de cycle. Pendant cette période d’auto-thérapie j’ai continué d’assainir ma vie, retrouvé le plaisir de vivre, des autres et le chemin de mes rêves. Voilà, je vous confie cette histoire. Avec vous, je sais que le retour que j’en aurai me permettra d’aborder avec plus de recul la suite. Merci de me donner la possibilité de vous faire parvenir Bolivienne, aujourd’hui. Je vous souhaite une très belle journée et de merveilleuses lectures. Frank
Envoyer un message
Mes passions

Voile, sculpture, marche...

Profil littéraire

aucun.

Mon métier

Skipper.

Mes références

Classiques.

Mes projets de livre

Nouvelles.

Mes Livres

Aucun livre trouvé